03 juin 2013

en ce printemps....

Je reprends la mise à jour de mon blog aujourd’hui il est4 heures comme tous les jours je suis réveillée et je suis seule.

Pour certaines qui vont me lire aujourd’hui je vais vous expliquer qu’il y a 7 ans nous avons été submergé par un cataclysme qui s’appelle cancer.

Une catastrophe personnelle au moment où nous aurions dû comme beaucoup penser tranquillement à notre retraite.

Nous avons du mettre notre vie entre parenthèse qui n’était pas comme celle de Frédéric Lopez inattendue, certes elle l’était mais ce n’était pas une partie de plaisir.

Du jour au lendemain notre vie à basculer du côté obscur de la vie.

Plus de projet d’avenir car quel sera-t-il ? On ne sait plus. Nous avons quand fait plein de choses car ce qui n’avait pas d’importance avant en prend soudainement.

Entre les traitements on s’étourdit de visites de musées, de voyages, de concerts, de discussions comme si la vie soudainement s’accélérait et ne nous laissait plus de répit.

Entre les hospitalisations, les opérations, les rayons, les chimios, on essaie de prendre le large pour se dire que nous vivons toujours.

 Je dis «  nous » bien sûr, il y en a un qui n’est pas malade mais l’autre en  subit lesconséquences collatérales, son rôle consiste à rassurer celui qui subit les traitements a être présent à tous instants et rassurer et donner des nouvelles aux proches, familles et amis enfin ceux qui restent car malheureusement on s’aperçoit vite qu’il veut mieux faire bonne figure, ne pas trop parler des traitements ou de nos sentiments car on fatigue tout le monde avec nos soucis.

Comme des amis, nous l’avait fait remarquer alors que nous ne demanderions rien quelques années en arrière, quand nous nous étions retrouvés tous les deux au chômage.

La vie doit être tranquille pour les autres ne surtout pas déranger les uns et les autres.

Donc pour résumer on se retrouve à deux et encore nous avions de la chance d’être encore deux après toutes ces années.

Il y a deux ans plus de répit, la maladie a pris le dessus, les traitements aussi et depuis le mois de septembre tout s’est accéléré dans le mauvais sens du terme.

Du coup cette maladie a tout pris, et depuis le 26 février, 3 mois le jour de la fête des mères, un dimanche je suis désespérément seule.

 De plus je ne peux m’assurer de la bienveillance de certains proches enfin que je croyais proches, car depuis trois mois silence radio.

Plus de nouvelles de personne car je pense que je dois faire peur avec tous mes disparus autour de moi, depuis 5 ans la liste devient désespérément longue hélas, Maman, mes deux jeunes sœurs Pascale puis Corinne au mois de juin jour pour jour 4 ans après Maman, ma tante au mois de décembre dernier et mon petit mari fin février.

 Ma vie n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était, je relativise les évènements comme ma voiture qui refuse de démarrer alors que je voudrais aller au ciné ou voir des copines, ou qu’un automobiliste un peu « gai » perde le contrôle de sa voiture et me bousille mon rétro gauche, bien sûr, celui le plus casse pied lorsqu’il vous manque.

 Depuis quelque temps il est vrai aussi que j’ai vraiment mis dans l’embarras certaines personnes pour ne pas dire plus…. Ces foutues bénévoles qui ne sont pas sérieuses qui manquent comme au mois de juin il y a une année maintenant quand la vie de votre jeune sœur qui habite à 600 km bascule dans le néant ou lorsque les derniers jours de votre mari sont sans doute plus importants que d’assurer certains cours de patch mais surtout que ce soient justement ces jours-là « précisément » que vous « choisissez » pour manquer et ne pas assurer vos cours.

Ma brave dame à qui se fier de nos jours.

Que l’on trouve curieux aussi ce foutu caractère de prendre la mouche pour ces simples réflexions !!!  Toute foi anodine

A qui se fier de nos jours, ma brave dame !!!!

 Ce n’est pas de la fiction hélas cela arrive dans la vraie vie malheureusement…..

Du coup la philosophe que je suis en a pris un grand coup sur la tête et décider bizarrement que le bénévolat avait ses limites et que je ne mettrais plus ma générosité aux services des autres.

J’ai décidé de devenir égoïste, il y a des jours comme cela où de grandes décisions se prennent.

 Ensuite le fait de se retrouver seule, je le constate aujourd’hui, hélas, aussi j’ai plein d’amies autour de moi qui le sont aussi. C’est enquiquinant aussi pour les proches.

Que faire d’elle alors que nous avons envie de voir nos amis ou de rester à glander devant la télé, alors les nouvelles technologies sont là envois de SMS pour savoir si elle va bien, si elle veut que je passe (ce que je n’ai vraiment pas envie de faire…..), finalement si elle n’était pas là pour me culpabiliser ce serait quand même pas mal.

Mon frère me le faisait remarquer lui aussi qui est seul après son divorce, ce que pouvait ressentir notre pauvre Maman qui attendait derrière sa fenêtre ou à coup de carte bleue que son fils passe, ou ma tante qui en faisait tout autant pour ne pas déranger qu’on l’oublie dans sa maison devant sa télé ou sa radio pour meubler le manque de conversation.

Sauf que je ne vais pas me désespérer derrière ma fenêtre encombrée de plantes ni rester au coin du feu que je n’ai pas à attendre d’hypothétiques coups de fils que l’on ne donne pas.

Comme ma voiture refusait de démarrer samedi une amie m’a emmenée au café patch comme convenu pour ce dernier samedi avant les congés d’été et hier je suis allée avec d’autres amies à la brocante à Fourqueux, j’ai trouvé une théière Elephant rose que je cherchais et que j’ai trouvé par hasard à la fin de notre périple ou me moquer gentiment de ma voisine qui a un problème d’allergie et a perdu momentanément sa voix alors que gentiment son mari est venu tondre mon herbe pendant que j’étais partie me promener.

Et oui je suis allergique moi aussi à l’herbe et dans l’impossibilité de m’occuper de l’entretien de mon jardin.

Une sorte de léthargie s’est emparé de moi, je n’ai pas le goût de faire de trucs banals comme ranger ma maison et faire du tri ce qui serait vraiment utile.

Le peintre doit venir la semaine prochaine refaire ma cuisine, je suis allée quand même acheter le papier peint, mais vider les meubles de ma cuisine me semble une tâche insurmontable.

J’ai déjà fait un tri pour la brocante que j’ai fait le dimanche de la pentecôte, cela m’a vraiment coûté tout ce tri, sans compter qu’il fallait encore demander de l’aide ce que je ne supporte vraiment pas.

Je vais peut-être me résoudre à faire venir une benne devant la maison et jeter tout ce qui ne m’ai pas indispensable un grand nettoyage par le vide.

Depuis 5 ans, je n’arrête pas de vider les affaires des unes et des autres et là je suis vraiment à saturation de ce genre d’exercice.

 Un peu de positif dans tout cela, j’ai quand même fini 5 patchs et pas mal de petits bidules qui étaient restés en suspens.

Et surtout exploit personnel sur mon moral à zéro pour le faire j’ai fini le patch que j’avais commencé à l’hôpital au mois de février, il fallait que je le fasse car sinon il serait resté dans une boîte.

Je vais faire des photos et les mettre d’ici à demain.

 Voilà je vais aller me faire un petit thé et reprendre le tricot d’un gilet que je me suis commencé.

Je vous souhaite une bonne journée en espérant ne pas vous avoir ennuyé avec mon bavardage

 

Posté par baboupatch78 à 05:35 - news du jour - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Bon courage, je t'envoie plein de pensées positives.

    Posté par ac83, 03 juin 2013 à 07:15

Poster un commentaire